New Uzbekistan, New Universities, New Problems

Naviguer vers de nouveaux horizons : le rôle de l’Ouzbékistan dans la connectivité mondiale

Le 29 janvier, les délégations de l’Union européenne et des cinq pays d’Asie centrale se sont réunies à Bruxelles pour une réunion de deux jours Forum mondial des investisseurs de la passerelle. Cet événement visait à s’appuyer sur les conclusions de l’étude commandée par l’UE sur liaisons de transport durables entre l’Europe et l’Asie centrale et traduire les engagements politiques en actions concrètes, favorisant une connectivité renforcée entre l’UE et l’Asie centrale.

Ce qui a rendu la réunion encore plus significative, c’est la participation active d’une délégation américaine, dirigée par Nicolas Berliner, assistant spécial du président et directeur principal pour la Russie et l’Asie centrale au Conseil de sécurité nationale. L’équipe américaine souhaite renforcer la coordination avec ses partenaires d’Asie centrale et de l’UE, soulignant L’engagement de Biden à soutenir les investissements et le développement de la route de transport internationale transcaspienne (également connue sous le nom de « corridor du milieu ») à travers le Partenariat pour les infrastructures et les investissements mondiaux.

La réunion intervient à un moment de perturbations sur la route maritime de la mer Rouge, une artère cruciale gérer 10 pour cent du commerce mondial. Depuis novembre 2023, les attaques des rebelles Houthis contre des navires marchands dans le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge à la mer d’Oman, ont entraîné d’importantes perturbations dans le transport maritime mondial. Pour aggraver le problème, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé des frappes contre le Yémen, aggravant encore la situation. En conséquence, des navires se retrouvent bloqués en Méditerranée ou dans la mer d’Arabie, à la recherche d’itinéraires alternatifs en raison de la suspension du transit par le canal de Suez. Les récents chocs géopolitiques ont eu un impact significatif sur les routes commerciales maritimes via l’océan Indien, connu sous le nom de « Corridor Sud ».

Ces chocs, combinés aux conflits en cours, tels que la guerre menée par la Russie en Ukraine et celle menée par Israël à Gaza, ont entraîné une hausse substantielle des coûts logistiques et des prix alimentaires. Malheureusement, ces défis surviennent au moment même où l’économie mondiale, en particulier dans les pays en développement, est encore en train de se remettre de la pandémie de COVID-19.

En conséquence, les navires modifient désormais leurs itinéraires et optent pour un voyage plus long autour du cap africain de Bonne-Espérance, ajoutant 30 pour cent de distance supplémentaire entre l’Asie et l’Europe. Ce changement d’itinéraire met en évidence les vulnérabilités des points d’étranglement maritimes. Qu’il s’agisse des attaques des Houthis en mer Rouge, du blocus céréalier russe en mer Noire ou des conflits potentiels en mer de Chine méridionale près du détroit de Malacca, ces incidents soulignent une réalité préoccupante. En cette époque de méfiance omniprésente et de crises imprévisibles, il est crucial d’établir des voies alternatives le long du Corridor du Milieu pour atténuer les risques associés et faire correspondre l’offre à la demande.

Dans les circonstances actuelles, l’Ouzbékistan a le potentiel de devenir un pilier potentiel de l’expansion des chaînes d’approvisionnement. En encourageant et en accélérant le développement d’itinéraires de transport cruciaux, tels que l’itinéraire Turkménistan-Ouzbékistan et le chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan dans le Corridor du Milieu, l’Ouzbékistan peut se positionner comme un acteur proactif et contribuer à l’établissement de voies supplémentaires pour faire correspondre l’offre. avec la demande.

En octobre 2023, Tachkent a pris l’initiative, réunissant des représentants de la Chine, de la Turquie, du Turkménistan et d’autres pays pour discuter de l’accélération du développement de la « route Turkménistan-Ouzbékistan ». Cette initiative contournera non seulement le Corridor Nord, réduisant ainsi la dépendance à l’égard de la Russie, mais reliera également la Chine aux pays du Golfe via l’Iran. Une étape importante a été franchie lors de la visite d’État du président ouzbek Shavkat Mirziyoyev à Pékin du 23 au 25 janvier, où la Chine exprimé son soutien pour lancer la construction du chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan dans les plus brefs délais.

L’impact combiné de ces deux routes commerciales de transit pourrait établir une voie sûre et fiable le long du Corridor du Milieu, surtout compte tenu de l’absence d’accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. De la même manière, les relations entre la Russie et la Géorgie sont, dans une large mesure, imprévisibles et inquiétantes. L’intensification des hostilités ou leur propagation pourraient entraîner une augmentation des tarifs d’assurance du fret dans la région, diminuant ainsi l’attrait du Middle Corridor pour les expéditeurs. C’est pourquoi il est dans l’intérêt de tous les pays de la région, y compris du Kazakhstan, de soutenir le développement de ces deux routes commerciales de transit.

Même si les perspectives d’expansion du Corridor du Milieu sont prometteuses, notamment à la lumière du conflit en cours entre la Russie en Ukraine et des attaques des Houthis contre les navires marchands en mer Rouge, il reste encore du travail à faire. Malgré la croissance impressionnante du volume des échanges le long du Corridor du Milieu, atteignant environ 1,5 million de tonnes en 2022cela ne représente qu’une petite fraction des 144 millions de tonnes transportées par le chemin de fer transsibérien russe en 2020. À l’opposé, la route maritime traditionnelle à travers l’océan Indien a bien transporté plus d’un milliard de tonnes en 2023.

En conclusion, le Global Gateway Investors Forum offre une opportunité cruciale pour l’UE et les pays d’Asie centrale de renforcer leur collaboration face à l’évolution des défis géopolitiques affectant les routes commerciales mondiales. Alors qu’ils s’efforcent d’améliorer la connectivité le long du Corridor du Milieu, la participation active de l’Ouzbékistan au développement d’itinéraires de transport alternatifs signifie une approche proactive pour atténuer les risques et favoriser la résilience de la chaîne d’approvisionnement dans un paysage mondial instable. Les efforts en cours pour établir des voies sécurisées pour les routes commerciales de transit démontrent le potentiel d’une coopération régionale transformatrice, mais un engagement continu et des actions stratégiques sont impératifs pour réaliser pleinement le potentiel du Corridor du Milieu dans un monde en évolution rapide.

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