Enseigner la haine dans les écoles palestiniennes
Dans le cadre des efforts de paix à Gaza, de nombreux gouvernements font pression pour que l’Autorité palestinienne (AP) joue un rôle central dans la construction d’une nouvelle Gaza. Après une génération de règne du Hamas, l’un des éléments clés de tout nouveau Gaza sera ce qui sera enseigné dans ses écoles. L’Autorité palestinienne est-elle apte à gérer ces écoles ? La réponse se trouve dans ce qui est enseigné aujourd’hui dans les écoles gérées par l’AP en Cisjordanie.
Et la réponse est que la haine d’Israël et des Juifs, ainsi que la glorification de la violence, sont enseignées. L’Institut de surveillance de la paix et de la tolérance culturelle dans l’enseignement scolaire (IMPACT-se) analyse les manuels scolaires de dizaines de pays. L’organisme vient de publier une nouvelle étude de 400 pages analysant 290 manuels scolaires et 71 guides pédagogiques dans les écoles gérées par l’Autorité palestinienne et révèle qu’aucune réforme n’est en cours pour répondre aux conclusions précédentes concernant des contenus qui promeuvent la violence et incitent à la haine.
Le PDG d’IMPACT-se, Marcus Sheff, a déclaré que « l’antisémitisme virulent, la glorification du jihad et l’incitation à la violence restent profondément ancrés dans tous les niveaux des manuels scolaires de l’Autorité palestinienne ». Comme le résume le rapport, « l’antisémitisme reste un élément central du programme scolaire. La haine et les accusations collectives spécifiquement dirigées contre le peuple juif apparaissent dans toutes les années et dans toutes les matières…. La violence à motivation religieuse est encouragée et célébrée…. Les exercices de sciences, de mathématiques et de grammaire sont politisés pour transmettre l’hostilité et normaliser la violence…. Les cartes et le langage dans les manuels scolaires palestiniens effacent complètement Israël… »
Voici deux exemples grotesques :
L’expression la plus frappante de ce phénomène est celle de Dalal al-Mughrabi, une militante palestinienne de vingt ans qui s’est forgée une réputation d’infamie pour son rôle de premier plan dans une attaque terroriste de 1978 qui a entraîné la mort de 38 civils israéliens, dont 13 enfants, et qui s’est soldée par sa propre mort. Al-Mughrabi est applaudie comme un modèle féminin… et comme un « héros » et un « martyr » dont la mémoire est « immortelle ». Dans « le cœur et l’esprit » des Palestiniens….
Un autre manuel rend hommage aux auteurs du massacre de Munich en 1972, au cours duquel 11 membres de l’équipe olympique israélienne ont été kidnappés et assassinés, le décrivant comme une « opération » qui « intéresse les sionistes à l’étranger… sans plus de détails ».
Alors que l’Autorité palestinienne a reconnu l’existence de l’État d’Israël dans les accords d’Oslo, dans les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne, il n’y a pas d’Israël ; « les cartes représentant la région représentent invariablement les frontières de la Palestine comme étant identiques à celles du mandat britannique… »
L’Autorité palestinienne a promis à plusieurs reprises une réforme des programmes scolaires, mais comme l’indique l’étude, « chaque examen ultérieur a révélé qu’aucune réforme structurelle ou textuelle n’a jamais eu lieu.
Ceux qui cherchent à gouverner l’AP à Gaza ne savent peut-être pas ce que l’AP enseigne, ou s’en moquent. Mais quiconque espère un avenir meilleur pour Gaza, ou une paix entre Israéliens et Palestiniens, doit comprendre que, comme le Hamas, l’AP éduque les enfants palestiniens pour qu’ils perpétuent la terreur et la violence pour une autre génération. Les promesses de réforme de l’Autorité palestinienne se sont révélées vides de sens, et il n’y a aucune excuse pour y croire année après année. Il n’y a aucune excuse non plus pour permettre à l’AP de prendre en charge les écoles de Gaza, où elle perpétuera son enseignement et continuera à faire de la paix une illusion.
